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On s'exprime

manger des pissenlits par la cantine

Des kg de viande, ça use, ça use… Des kg de viande, ça use la planète. Et le problème, c'est que des kgs de viandes, on en mange beaucoup ! On pourrait facilement penser que le monde se porterait beaucoup mieux si on devenait tous végétariens, sauf que cette solution pose des problèmes elle aussi. Pourquoi ? Comment ? L'ADP a fait quelques recherches…

• Que dit la loi ?

Dans la loi EGALIM, l'article sur le bien être animal consiste à :

- Renforcer la sanction lorsque des entreprise d'abattoir ne respectent pas le bien-être animal

- Expérimenter la vidéo-surveillance aux abattoirs.

- Interdire les élevages de poules dans de mauvaises conditions.

Certains passages de la loi EGALIM consistent également à imposer au moins un repas végétarien par semaine dans les restaurants scolaires.

 

• Quels sont les inconvénients de la viande ?

Côté écologie, c'est mauvais : les excréments rejetés par les animaux d'élevages créent énormément de déchets, les pets des bovidés et l'énergie consommée réchauffe l'atmosphère… Il y a mieux.

Côté ressources, ça consomme beaucoup d'eau et de place : pour nourrir les animaux, il faut une consommation de céréales (qui consomment des ressources hydriques et demandent des grands terrains) monstrueuse !

Côté santé, elle est souvent consommée en trop grande quantité et en devient mauvaise pour l'organisme…

 

• Et le poisson ?

Il a des défauts aussi, notamment à cause de la surpêche. L'aquaculture a d'ailleurs des impacts assez similaires à l'élevage.

 

• Devenir végétarien serait-il la bonne solution ?

Oui et non.

Côté écologie, la principale variante de la viande est le soja ; et il pollue beaucoup ! Souvent importé d'Amérique du sud, il rejette énormément de gaz lors du transport.

Côté ressource, on aura effectivement toute la place des pâturages animaux en plus, seulement détruire les prairies pour créer des champs poserait des problèmes : ces environnements garantissent non seulement une incroyables diversité (on y trouve en moyenne de 3 à 15 fois plus de plantes différentes sur un carré de 1mètre de côté), mais les labourer pourrait libérer dans l'atmosphère de grande quantités de carbone stocké dans la terre.

Côté santé, la viande a son importance : elle produit des doses difficilement remplaçable de fer, de zinc, d'acide aminés essentiels… Bien sûr, certains végétaux les produisent, et tout devient possible. Sauf qu'une, la (attention, prononciation compliquée) « méthionine », n'est présente que dans une seule légumineuse : le soja. Et comme je l'ai dit ci-dessus, le soja, c'est pas très écologique ! De plus, certaines études expliquent que cette plante peut provoquer des risques hormonaux en trop grande quantité, qu'elle est déconseillée aux femmes enceintes et qu'ils existent des allergies au soja. Remplacer la viande devient donc compliqué…

 

Mais elle pose elle aussi des problèmes. Alors, la solution ? Certains proposent une alternative « flexitarienne », qui suggère de baisser considérablement la consommation de viande (sans la faire complètement disparaître pour éviter l'utilisation du soja), en alternant avec du poisson, des œufs, des produits laitiers…

 

• Et à Simone de Beauvoir ?

À Simone de Beauvoir, la loi EGALIM est appliquée (il y a un repas végétarien obligatoire un jour par semaine et chaque jour une alternative sans viande). Mais tout le monde ne s'entend pas sur le sujet…

Pour preuve, écoutez ci-dessous deux avis divergents d'élèves :

Florent, avec la collaboration d'Issam, Agathe et Jules

Sources :

site officiel du ministère de l'agriculture (https://agriculture.gouv.fr/egalim-ce-que-contient-la-loi-agriculture-et-alimentation)

Sience&Vie Junior n°348

site de l'institue de recherche de la médecine, du sport et de la santé

(https://www.irbms.com/soja-benefices-risques-sante/)

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grossophobie : témoignage

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«  Tu devrais faire un régime »… « Non je m'assois pas à côté de cette grosse baleine elle prend tout la place »… La grossophobie est un type de discrimination, elle englobe des comportements lourds de préjugés, de suppositions, de haine et de jugement envers les personnes en situation de surpoids ou d'obésité. Ne sachant pas vraiment comment aborder ce sujet, je suis allée interroger une personne, elle même atteinte d'obésité. Cette personne souhaitant garder l'anonymat, nous allons l'appeler Camille.

Camille, à l'adolescence, était un peu en surpoids. Un jour, elle partit faire du shopping. En revenant, elle montra le jean à sa mère, qui fut choquée de voir que le pantalon de sa fille était une grande taille pour son âge.

Dès le lendemain, ses parents l'emmenèrent chez le médecin. Celui-ci lui a préconisé un régime dur, Camille n'ayant pas l'âge de faire une *sleeve.

Au fil des années, en continuant le régime, elle prit du poids. Elle est finalement en obésité lorsqu'elle est atteint le lycée. Manger n'était plus un plaisir pour elle. Elle eu de la *hyperphagie. «  C'est quelque chose qui pouvait m'arriver plusieurs fois par jours » m'expliqua-t-elle. En effet, les régimes restrictifs à répétition ruinent le rapport à la nourriture et favorisent le développement de compulsions. Camille m'avoua même qu'elle a dû faire face à des critiques qui auraient pu plusieurs fois la pousser au suicide.

Lorsque Camille atteignit l'âge adulte, elle se mit à la recherche d'un emploi. Sans grand succès car grand nombre d'employeurs refusaient de lui donner un poste !

 

Elle ne sortait plus, voire très peu. Les théâtres, les opéras et les cinémas étant des espaces non adaptés. Camille s'interdisait beaucoup de choses, elle ne se sentait pas intégrée dans la société. Les regards des autres étaient malveillants envers elle. Trouver des vêtements dans les magasins était très compliqué.

 

Maintenant, elle a décidé de s'assumer. Va à la piscine, dans les lieux publics... Le regard et l'avis des gens lui importent peu. Et elle a bien raison !

Camille va très probablement raconter son histoire à travers un livre. Dès qu'il sortira, je vous donnerai son titre. J'ai lu le début, ce qu'elle a commencé à écrire. Et quelque chose me dit qu'il va être super.

 

*L'hyperphagie : le fait de manger en grande quantité sur une période très réduite mais sans jamais se faire vomir.

*Sleeve : Opération qui consiste à couper la poche de l'estomac afin que celui-ci ne forme plus qu'un tube. Avec un estomac plus petit, le patient est contraint physiquement de réduire la quantité de nourriture ingérée.

image : pixabay

Merci énormément à Camille pour l'entretien qu'elle m'a accordé.

Clarisse

A toi qui dis que l'equitation, ce n'est pas un sport...

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Schéma de JD

Si vous montez souvent à cheval ou à poney, vous l'aurez déjà entendu:

« L'équitation n'est pas un sport ». Ce qui est parfaitement faux, et je sais de quoi je parle.

 

Pas un sport ? Lisez ça :

Prenons quelques informations sur notre ami Wikipédia:

Le sport moderne se définit par quatre éléments indispensables :

1: La mise en œuvre d'une ou plusieurs qualités physiques : activités d'endurance, de résistance, de force, de coordination, d'adresse, de souplesse, etc.

Oui, oui et oui, bizarrement les gens qui disent que les cavaliers ont jute à s'asseoir et que le reste se passe cool pépère ne sont jamais montés à cheval. Mais non, un cavalier doit être parfaitement gainé, un parfait alignement tête bassin cheville (ce qui est vraiment mais VRAIMENT pénible).

Mais c'est aussi complexe, il faut être ferme dans la douceur (en gros : faut pas faire le bourrin). Le trot par exemple, il faut se lever et s'asseoir de façon parfaitement coordonnée avec l'équidé.

Est ce que vous avez déjà fait 40min de squat ?

Non ? Alors vous n'avez plus qu'à vous taire.

 

2: Une activité institutionnalisée, ses règles tendent à être identiques pour l'ensemble de la planète.

Bon, là ce n'est pas difficile à comprendre, vous pensez vraiment que les cavaliers montent différemment en Amérique ou en Allemagne ? Même dans les autres pays, RIEN ne change...

 

3: Une pratique majoritairement orientée vers la compétition

Les entraînements et cours d'équitation nous préparent généralement à la compétition (après, on n'est pas obligé de faire de concours, se lever a 6h du matin le dimanche, très peu pour moi). Les concours les plus répandus sont le CSO (Concours de Saut d'Obstacle), le CCE (Concours Complet d’Équitation) et le Concours de Dressage...

 

4: Une pratique fédérée (sous la tutelle d'une fédération sportive)

Il y en a deux : la FFE ou Fédération Française d’Équitation et la FEI :Fédération Équestre Internationale… Bon, je ne vais pas vous faire un dessin, vous aurez compris.

C'est donc officiellement un sport.

De plus, il y a des épreuve d'équitation au JO

Ensuite, épaules, bras, cuisses, abdominaux, fessiers, adducteurs, dos... Autant dire que l'équitation est un sport très complet en termes de sollicitation des muscles. Même après des années de pratique il est possible que vous découvriez encore des muscles dont ne soupçonniez pas l'existence après une bonne séance à cheval.

Il m'est déjà arrivé de na pas marcher droit quelques jours après une journée à cheval tellement j'avais mal aux jambes.


Les films et les reportages sur les mauvais cavaliers donnent souvent une mauvaise image de l'équitation : un animal maltraité, des coups de cravaches si le cheval ou le poney n'avance pas… mais aussi des cavaliers… Ils sont souvent pris pour des personnes égocentriques, riches et hautaines (un bon ramassis de n'apporte quoi). Bien sur, des cavaliers comme ça existent, mais ces clichés souillent l'image de l'équitation.

D'autres réfractaires au cheval, comme cet élève que nous nommerons JD, estiment que monter à cheval c'est ne pas prendre en compte le progrès et les technologies modernes, qui nous permettent, grâce aux systèmes de propulsion actuels, de nous déplacer à des vitesses de l'ordre de 130 km/h (automobile), voire 800 km/h (aviation). Pour lui, se déplacer à cheval c'est être désireux de lenteur et d'inefficacité.

Nous sommes bien d'accord qu'il s'agit pour nous de prendre plaisir, non pas d'être efficace !


J'ai eu la chance d’interviewer Chloé, une cavalière

-Depuis combien de temps faites vous de l'équitation ? Comment avez-vous débuté ?

Je fais de l'équitation depuis 30 ans, j'ai commencé à 5 ans. Tout ça grâce à mon voisin qui était propriétaire et qui m'a donné envie de monter. J'ai commencé en Poney Club.

-Faites-vous de la compétition ? En quoi consiste votre discipline ? Est ce que c'est facile ?

Oui, j'en ai fait pendant 10 ans. C'est du CSO, du concours de saut d'obstacle. Les concours se passent sur une journée avec un départ vers 6 heures du matin car il faut donner à manger de bonne heure au cheval, l'équiper et le protéger pour le trajet. Arrivé sur les lieux, il y a la reconnaissance des obstacles à retenir ainsi que les points techniques (compter les foulées à chaque obstacle et s'en rappeler). Il y a ensuite la détente (c'est l'échauffement du cheval) avec 2 obstacles. Et enfin la présentation au jury et le passage sur le parcours.

Ce n'est pas toujours facile, l'animal peut être stressé par la musique, les applaudissements et le décor...

-Qu'est ce qui vous plaît dans l'équitation ?

Le partage de complicité avec l'animal

-Que diriez-vous aux gens qui considèrent que ce n’est pas un sport ?

De venir essayer

-Pensez-vous que l’équitation, c’est dangereux ?

Ce n'est pas plus dangereux qu'un autre sport, mais on est jamais totalement maître de l'animal. Avec l’expérience, on apprend a avoir des réactions appropriées et on a moins peur.

Charlotte

Nous avons rencontré Chloé en visio

Chloé pratique le CSO